Un salarié qui veut changer de métier sans quitter son entreprise dispose désormais d’un outil unique, là où il fallait jusqu’ici jongler entre plusieurs dispositifs. Depuis le 1er janvier 2026, la période de reconversion financée par les opérateurs de compétences (Opco) remplace à la fois la Pro-A et les Transitions collectives (Transco), deux mécanismes jugés trop cloisonnés pour accompagner les vraies transitions de carrière.
Un dispositif unique pour deux besoins différents
Le décret n°2026-39 du 28 janvier 2026 précise les contours de cette période de reconversion : elle peut servir aussi bien à une reconversion interne (le salarié change de poste ou de métier au sein de son entreprise) qu’à une reconversion externe, lorsque le poste occupé est menacé par les mutations économiques ou technologiques. L’objectif affiché est de coller aux besoins réels des entreprises tout en sécurisant le parcours du salarié.
Concrètement, la mise en place repose sur un accord écrit entre l'employeur et le salarié, transmis à l’Opco avant le démarrage de la formation. L’organisme dispose ensuite d’un délai de 20 jours à compter de la réception du dossier pour se prononcer sur la prise en charge — et peut refuser le financement si les règles ne sont pas respectées.
Combien ça coûte, et qui paie ?
C’est l’Opco qui instruit la demande et décide du financement, avec le dépôt des accords via le système d’information du compte personnel de formation (SI-CPF). À défaut d’un montant fixé par les branches professionnelles, le texte prévoit un forfait par défaut de 9,15 € par heure de formation, pour une prise en charge moyenne estimée à environ 5 000 € par parcours.
Le salarié peut compléter ce financement en mobilisant son propre compte personnel de formation (CPF), ce qui permet d’élargir la palette de formations accessibles sans faire peser tout le coût sur l’entreprise ou sur l’Opco. Ce cofinancement reste optionnel : il dépend de l’accord passé entre les deux parties.
Pourquoi ce changement maintenant
La création de ce dispositif découle de la loi du 24 octobre 2025, dite loi des séniors, qui cherchait notamment à faciliter le maintien en emploi des salariés en seconde partie de carrière via des passerelles de reconversion plus simples. En fusionnant Pro-A et Transco dans un cadre unique, l’exécutif espère surtout réduire la complexité administrative qui décourageait jusqu’ici de nombreuses PME de se lancer dans l’accompagnement de leurs salariés.
Pour les entreprises, l’enjeu est aussi défensif : anticiper l’obsolescence de certaines compétences avant qu’elle ne se traduise par un poste à risque, plutôt que de gérer la reconversion dans l’urgence. Pour en savoir plus sur les obligations et démarches liées à la formation professionnelle, consultez nos rubriques Formation – Emploi, Entreprises – Services Professionnels et Droit – Juridique.
Questions fréquentes
Qui peut demander une période de reconversion ?
Tout salarié, en accord écrit avec son employeur, peut demander une période de reconversion, que ce soit pour évoluer vers un nouveau poste en interne ou pour se réorienter vers un métier différent en raison de mutations économiques ou technologiques.
Quel est le montant de la prise en charge par l’Opco ?
À défaut d’un montant négocié par les branches professionnelles, le décret du 28 janvier 2026 fixe un forfait par défaut de 9,15 € par heure de formation, pour une prise en charge moyenne évaluée à environ 5 000 € par parcours.
La période de reconversion remplace-t-elle complètement la Pro-A et le Transco ?
Oui : depuis le 1er janvier 2026, ce nouveau dispositif financé par les Opco s’est substitué à la fois à la Pro-A et aux Transitions collectives (Transco), deux mécanismes jusqu’ici distincts.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale