À partir du 1er octobre 2026, les culottes et les coupes menstruelles réutilisables ouvrent enfin droit à un remboursement par l’Assurance maladie, complété le cas échéant par la mutuelle. Un arrêté publié au Journal officiel le 7 août 2026 fixe précisément les tarifs, les critères techniques et les publics concernés par cette prise en charge, très attendue par les associations de lutte contre la précarité menstruelle.
Qui peut bénéficier du remboursement ?
Le dispositif cible deux publics distincts, sans qu’une ordonnance médicale soit nécessaire. D’une part, toutes les femmes de moins de 26 ans, quels que soient leurs revenus. D’autre part, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), sans condition d’âge. Au total, environ 6,7 millions de femmes entrent dans le champ de la mesure.
Quels produits, à quel prix ?
Seuls deux types de protections périodiques réutilisables sont concernés : la culotte menstruelle et la coupe menstruelle. Les protections jetables (tampons, serviettes classiques) et les serviettes lavables restent hors du dispositif. Les tarifs de référence sont fixés à 19 € pour une culotte menstruelle et à 15,80 € pour une coupe. Pour ouvrir droit au remboursement, les produits doivent répondre à un cahier des charges technique précis : résistance à 52 lavages et composition en trois couches.
- Prise en charge limitée à deux produits par période de douze mois
- Achat obligatoire en pharmacie
- Taux de remboursement de l’Assurance maladie : 55 à 65 % pour les moins de 26 ans
- Remboursement à 100 % pour les bénéficiaires de la C2S
Quelle part reste à la charge de la mutuelle ?
Pour les femmes de moins de 26 ans non bénéficiaires de la C2S, l’Assurance maladie ne couvre qu’une partie du tarif de référence. Le reste à charge peut alors être pris en en charge par la complémentaire santé, selon les garanties souscrites dans le contrat. Il est donc conseillé de vérifier, avant l’entrée en vigueur du dispositif au 1er octobre, si sa mutuelle prévoit déjà un poste dédié aux protections périodiques réutilisables ou si elle doit adapter ses garanties pour suivre le nouveau cadre réglementaire. Les bénéficiaires de la C2S, eux, n’auront aucun reste à charge puisque la prise en charge atteint 100 % du tarif fixé par l’arrêté.
Comment se faire rembourser en pratique ?
Concrètement, l’achat devra être réalisé en pharmacie, seul circuit de distribution retenu pour l’instant par le texte réglementaire. Le remboursement s’effectuera selon les modalités habituelles de l’Assurance maladie, sur présentation de la carte Vitale, sans qu’une prescription médicale soit exigée. Les professionnels du secteur, entre associations féministes, fabricants et gynécologues, restent partagés sur le niveau des plafonds retenus, certains estimant que les 19 € fixés pour une culotte menstruelle restent inférieurs au prix moyen constaté en pharmacie.
Cette mesure s’inscrit dans une série plus large de décisions touchant le budget des ménages et la protection sociale en cette rentrée 2026, à surveiller de près pour toute personne concernée par les postes de dépense liés à la santé et à l’hygiène.
Questions fréquentes
Le remboursement des protections menstruelles réutilisables est-il rétroactif ?
Non. Le dispositif s’applique uniquement aux achats réalisés à partir du 1er octobre 2026, date d’entrée en vigueur de l’arrêté publié au Journal officiel le 7 août 2026.
Les serviettes lavables sont-elles remboursées comme les culottes menstruelles ?
Non, le texte ne concerne que deux catégories de produits : la culotte menstruelle et la coupe menstruelle. Les serviettes lavables et les protections jetables restent exclues du dispositif.
Faut-il une ordonnance pour se faire rembourser ?
Non, aucune prescription médicale n’est nécessaire. Il suffit d’acheter le produit en pharmacie et de présenter sa carte Vitale pour bénéficier de la prise en charge par l’Assurance maladie.
Sources
Service-Public.fr — Les protections hygiéniques réutilisables remboursées
Boursorama — Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
Selectra — Remboursement des culottes menstruelles : 19 € maximum en pharmacie dès le 1er octobre
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale