La profession infirmière change de visage en cette rentrée 2026. Un décret présenté par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, et paru fin décembre 2025 après une concertation ayant recueilli plus de 200 contributions, redessine les compétences des infirmiers. Objectif affiché du texte : donner plus d’autonomie clinique à une profession en tension, tout en réorganisant en profondeur le diplôme d’État. L’ensemble du dispositif doit être opérationnel au plus tard le 30 juin 2026.
De nouvelles compétences pour les infirmiers
Le texte instaure une consultation infirmière formalisée, qui pourra s’accompagner d’une prescription de certains produits de santé et d’examens complémentaires, la liste précise devant être fixée par arrêté. Il consacre aussi un accès direct pour les soins relevant du rôle propre infirmier, sans passage obligé par une prescription médicale préalable. Le raisonnement clinique, la prévention et l’éducation à la santé sont par ailleurs renforcés dans le cœur de métier. Cette évolution rejoint celle déjà engagée pour d’autres professions de santé : les kinésithérapeutes ont eux aussi vu leur rôle s’élargir dans le parcours de soins ces derniers mois.
La pratique avancée s’élargit, en particulier pour les Iade
Autre volet du décret : les infirmiers anesthésistes (Iade) obtiennent un véritable statut de pratique avancée, avec un chapitre qui leur est désormais dédié dans le code de la santé publique. Les autres spécialités infirmières devraient évoluer plus progressivement vers ce même statut, selon un calendrier qui reste à préciser secteur par secteur.
Une formation repensée dès cette rentrée
Le second pilier de la réforme concerne la formation initiale. Un décret du 20 février 2026 fixe un nouveau référentiel, qui remplace celui de 2009 et s’applique aux étudiants entrant en première année à partir du 1er septembre 2026. La structure reste inchangée sur le papier — trois ans de formation, six semestres, 180 crédits ECTS — mais le volume horaire global grimpe à 4 620 heures. Les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) doivent recevoir les textes relatifs à l’universitarisation de la filière en amont de cette rentrée.
Ce que la réforme change concrètement
- Pour les patients : un accès potentiellement plus rapide à certains soins et prescriptions, sans détour systématique par une consultation médicale, dans un contexte où les remboursements santé sont par ailleurs revus à la baisse.
- Pour les étudiants infirmiers : une formation plus dense et davantage universitarisée, dont le financement s’inscrit dans un cadre plus large de resserrement des critères de financement de la formation professionnelle.
- Pour le système de santé : une réponse partielle à une pénurie déjà visible sur le terrain — plus de 400 postes vacants dans le médical et le paramédical récemment recensés en Bretagne, et plus d’un infirmier libéral sur deux qui envisagerait aujourd’hui de quitter le métier.
Questions fréquentes
Quand le décret infirmier entre-t-il en vigueur ?
Le texte, présenté fin 2025, doit être pleinement opérationnel au plus tard le 30 juin 2026, une fois publiés les arrêtés d’application listant notamment les produits de santé et examens concernés par la nouvelle consultation infirmière.
Qu’est-ce que la pratique avancée infirmière ?
C’est un statut qui élargit les compétences d’un infirmier au-delà du rôle propre classique, avec davantage d’autonomie clinique. Les infirmiers anesthésistes en bénéficient désormais pleinement, avec un chapitre dédié du code de la santé publique ; les autres spécialités devraient suivre progressivement.
Qui est concerné par la réforme de la formation infirmière ?
Les étudiants qui entament leur première année d’études infirmières à partir du 1er septembre 2026, sous un nouveau référentiel qui porte le volume horaire de la formation à 4 620 heures, sur une base toujours organisée en trois ans et 180 crédits ECTS.
Sources
- Légifrance — décret du 20 février 2026 sur les modalités de délivrance du diplôme d’État d’infirmier
- Espace Infirmier — Stéphanie Rist dévoile le décret infirmier
- Fédération Hospitalière de France — la refonte de l’exercice infirmier
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale