Le CBD connaît en France une situation à double vitesse : un marché toujours en forte croissance, porté par des dizaines de milliers de clients réguliers, mais un encadrement réglementaire qui se durcit nettement pour certains produits. Entre ce qui reste parfaitement légal et ce qui disparaît des rayons, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.
Un marché qui continue de progresser
Porté par environ 2 000 boutiques spécialisées sur le territoire et un e-commerce en plein essor, le secteur du cannabidiol affiche une croissance annuelle estimée entre 15 % et 20 % depuis plusieurs années, selon les organisations professionnelles du secteur (Syndicat Professionnel du Chanvre, Association française des producteurs de cannabinoïdes). Les ventes en ligne progresseraient même plus vite que le commerce physique, signe d’une clientèle de plus en plus habituée à commander ses produits à distance.
Cette dynamique s’inscrit dans un cadre légal stabilisé depuis la décision du Conseil d’État du 29 décembre 2022, qui a autorisé la commercialisation des fleurs et résines de chanvre, à condition que leur taux de THC reste inférieur à 0,3 %.
Le tour de vis sur les produits alimentaires
C’est justement sur ce dernier point que la situation évolue le plus vite. La Direction générale de l’alimentation (DGAL) intensifie ses contrôles sur les produits au CBD destinés à être ingérés : huiles alimentaires, bonbons, infusions ou gummies. Ces produits relèvent en effet du règlement européen « Novel Food » (UE 2015/2283), qui impose une autorisation de mise sur le marché préalable, évaluée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), tant qu’aucune autorisation européenne n’a été délivrée pour le CBD ingéré.
Résultat concret pour les consommateurs : plusieurs références alimentaires ont déjà été retirées de la vente ou voient leur commercialisation restreinte, le temps que les dossiers d’autorisation soient instruits au niveau européen.
- Interdits ou fortement restreints : huiles alimentaires, infusions, bonbons et gummies au CBD destinés à être ingérés.
- Toujours autorisés : fleurs et résines de chanvre sous 0,3 % de THC, cosmétiques au CBD, produits à vapoter.
- Interdits dans tous les cas : cannabinoïdes de synthèse (HHC, HHC-O, H4-CBD, THCP et dérivés), visés par plusieurs arrêtés ministériels successifs.
Ce que cela change pour les consommateurs
Dans les faits, un acheteur peut continuer à se procurer légalement des fleurs, des résines ou des cosmétiques à base de CBD, à condition de vérifier la traçabilité européenne de la matière première. En revanche, il devient plus risqué d’acheter en ligne des produits alimentaires au CBD dont l’origine ou la conformité au règlement Novel Food n’est pas clairement affichée par le vendeur.
Pour les professionnels du secteur, cette clarification progressive s’accompagne d’une exigence croissante de qualité : traçabilité complète, origine européenne du chanvre et contrôles renforcés deviennent la norme, dans un marché qui se professionnalise à mesure qu’il grandit.
Pour s’orienter dans cette offre en évolution, mieux vaut privilégier les enseignes qui communiquent clairement sur l’origine de leurs matières premières : un réflexe qui s’apparente de plus en plus aux bons plans vie pratique à connaître avant tout achat, au même titre que pour les produits bien-être et beauté.
Questions fréquentes
Le CBD est-il légal en France en 2026 ?
Oui, le CBD reste légal dès lors que le taux de THC ne dépasse pas 0,3 % et que le produit provient de variétés de chanvre autorisées. Seuls certains formats alimentaires font l’objet de restrictions spécifiques.
Pourquoi certains produits alimentaires au CBD disparaissent-ils des boutiques ?
Parce qu’ils relèvent du règlement européen Novel Food, qui exige une autorisation de mise sur le marché avant toute commercialisation. Tant que cette autorisation n’est pas délivrée, la DGAL peut faire retirer les produits non conformes.
Les cosmétiques au CBD sont-ils concernés par ces restrictions ?
Non, les cosmétiques, les produits à vapoter et les fleurs ou résines ne sont pas soumis au règlement Novel Food, qui ne vise que les produits destinés à être ingérés.
Sources
Newsweed – Évolution du marché du CBD en France en 2026
Planposey – Nouvelle réglementation alimentaire sur le CBD
France Cannabidiol – Légalité du CBD en France
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale